• PRESSE ECRITE  AGEFI WORK 2016 première partie  / First part

  • SUITE  /  SECOND PART

  • CHOREGRAPHIE   Presse écrite & Témoignages             CHOREGRAPHY   Press and Testimonies

     

     

     

     

    Nous sommes poussés pour atteindre nos limites.

    Un voyage qui démarre dans un simple studio de danse où il y a quatre yeux, deux regards mais un seul chemin :

    Le chorégraphe ( le créateur ) et toi.

    Toi qui va être balancé, embarqué dans une autre dimension; tu vas souffrir pour une histoire qui n'était pas la tienne...

    Tu vas pleurer, rigoler, jouir et trouver l'amour dans une vie qui ne t'appartient pas. Ton cerveau, il ne serait plus capable de reconnaître le rêve de la réalité. Ton âme, elle sera en pleine extase et tes yeux vont être étranglés pas une explosion de couleurs.

    Ce n'est pas seulement mettre un pantalon, une cravate et monter sur scène. Ce n'est pas seulement tendre les pieds, fermer les cinquièmes et faire des jolies pirouettes.  Ce n'est pas que çà... Et pour tous ceux qui pensent que c'est exactement et seulement çà...

    ..Permettez moi de vous dire: " Je continue ma vie d'artiste.."

     

    Simonefrederick SCACCHETTI, danseur Theater Regensburg - Allemagne

     

     

     

     

     “We are driven to our limits.

    It’s a journey that begins in an ordinary dance studio. There are two pairs of eyes but only one path: the choreographer and you.

    You get tossed around, carried into another space dimension. You suffer on account of a story that isn’t your story.

    You cry and laugh, and find love in a life that’s not your own. Your brain can no longer tell the difference between dreams and reality. Your soul is filled with ecstasy and your eyes are blinded by an explosion of colour.

    It’s not just a question of putting on some trousers and a tie and going on stage. It’s not just stretching your feet, closing your fifths or doing a good pirouette. It’s not just that. And to all those who think it’s just that, let me say: I’ll continue my life as an artist.”

     

    Simonefrederick SCACCHETTI, dancer with Theater Regensburg, Germany

    " J'ai eu la chance, dans ma jeune carrière, de faire partie d'un projet naissant de la collaboration entre ces deux artistes. Travailler avec Anne Vadagnin a été très important pour moi, et son enseignement continue d'influencer mon parcours. Avec Valérie Lacaze elles m'ont inculqué le phrasé d'un regard, la mélodie du mouvement, la création d'un sourire scénique. Leurs échanges étaient à la fois silencieux de compréhension et forts d'émotions. Chorégraphie et musique se valorisaient l'une l'autre. Elles étaient nées ensemble après tout. Non seulement nos corps, personnalités et types de mouvements étaient pris en compte dans la chorégraphie, mais aussi nos âmes.

    Tout ce que je puis dire, c'est que la Danse, pour elles, est synonyme d'une conversation entre âmes ouvertes, musique et vie.

    Charlotte Landreau, soliste de la Martha Graham Dance Cie

     

     

     “I had the good fortune early on in my career to get involved in a new collaborative project undertaken by these two artists. Working with Anne Vadagnin was a great experience for me, and her teaching continues to influence my work. She and Valérie Lacaze instilled in me the importance of phrasing eye-movements and smiling on stage, and made me aware of the sound of movement.  Their interaction was silent yet extremely intense.  Dance and music were mutually supportive, enhancing one another. The choreography took into account not only our bodies, our personalities and the way we moved, but also our souls.

    All I can say is that for them dance is synonymous with a dialogue between open minds and hearts, music and life.”

     

    Charlotte Landreau, soilist at the Martha Graham Dance Company, New York.

     

     

     

     

    "Ce courriel pour vous faire part d'un coup de coeur.

    A l'invitation de l'ambassadeur de Suisse, j'ai eu l'occasion d'assister hier au Théâtre National de Bruxelles, à la création mondiale de " Camille Claudel, la mariée de l'oubli " avec Michel Gascard dans le rôle de Rodin.

    C'était tout simplement fabuleux...

    Aucune redondance, beaucoup de couleurs, une musique étonnante, des danseurs incroyables ! "

     

    Hervé Gérard, éditeur

     

    Rencontrer ces deux artistes, Valérie Lacaze et Anne Vadagnin, fut pour moi Michel Gascard, une prise de conscience humaine et artistique.

    Travailler tous ensemble avec respect et ouverture d’esprit est l’axe qu’elles ont stabilisé en moi et qui aujourd’hui m’aide à orienter l’Ecole-Atelier Rudra Béjart Lausanne.

    Leurs énergies communes leur permettent de sortir des affres de la création avec des productions au souffle long. La solidité de leurs idées et les propos qu’elles tiennent nous rapprochent toujours de la nature humaine et de l’analyse des ères dans lesquelles le monde se débat.

    Le langage chorégraphique de Valérie est toujours sincère et original.

    Anne nous touche par sa force et sa sensibilité musicale.

    Toujours la vie d’artiste oscille immanquablement entre complexes de supériorité et d’infériorité.

    Valérie et Anne ont la force de vivre leurs travaux d’une façon indépendante et le courage de croire en elles et de ne pas se faire entrainer dans les facilités séductrices de notre société. Elles sont très professionnelles et productives. Leurs collaborations stimulent réciproquement l’imaginaire de chacune, les galvanisent tout en les stabilisant.

    Anne Vadagnin est une grande musicienne qui, par sa virtuosité, réussit sous la forme d’improvisations à épanouir sa musicalité à la sensibilité de la danse. Elle enseigne également très bien ce travail si particulier qu’est l’union de la musique et de la danse.

    Valérie Lacaze développe également une magnifique approche de la photographie. Son œil est juste et précis, sa lumière toujours subtile et son intelligence nourrit les regards des personnages qu’elle rencontre.

     Tout en elles est voyages…

     

    Michel Gascard, directeur de l'Ecole-Atelier Rudra Béjart Lausanne

     

     

     

     

    “Meeting these two artists, Valérie Lacaze and Anne Vadagnin, has been an eye opener for me, both from a human and an artistic point of view.

    They reinforced my focus on the importance of working together in a spirit of respect and openness. Today, this helps me in positioning the l’Ecole-Atelier Rudra Béjart, Lausanne.

    Their combined creative energies enable them to bring out powerful productions.

    The soundness of their ideas and the topics they choose always bring us closer to humanity and encourage us to reflect upon the struggles of the world.

    Valérie’s choreographic language is always sincere and original.

    Anne’s energy and her musical sensitivity never fail to move.

    An artist’s life forever oscillates between an inferiority complex and a superiority complex.

    Valerie and Anne have the strength of character to carry out their work independently, and the courage and self-confidence not to be influenced by the hedonism of our times. They are extremely professional and productive.

    Through their partnership they fire each other’s imaginations; they are galvanised and at the same time stabilised.

    Anne Vadagnin is a great musician and virtuoso. Her improvisations have allowed her to extend her musical sensitivity to dance. Her work is a fine example of how to unite music and dance.

    Valérie Lacaze has developed an amazing approach to photography. Her focus is accurate and precise, her light is always subtle and she captures the look in people’s eyes with intelligence.

    She’s always on a journey of discovery.

     

    Michel Gascard, director of Ecole-atelier Rudra Béjart, Lausanne

  • PHOTOGRAPHIE   Presse écrite et Affichage          PHOTOGRAPHY  Press and Posters

    On peut trouver mes photographies sur de nombreux affichages à travers le monde, dans des livres sur la danse, des magazines et de la presse écrite.

     

    We can find my pictures on posters all around the world, in dance books, magazines and press.

  • " COMME UNE CULTURE "  in french & in english

     

    IN FRENCH & IN ENGLISH

     

    " Toutes nos passions reflètent les étoiles "... Victor Hugo

     

    A l'âge, où les fillettes se concentrent sur les tenues de leurs poupées, Valérie Lacaze leur invente des scénarios, sans en éprouver pour autant une véritable satisfaction. Ces objets inertes lui semblent inintéressants. Rapidement, elle s'improvise metteur en scène et teste ses premières créations sur ses camarades de jeu de l'époque. Parallèlement, elle impose à son corps l'art de se mouvoir en le contraignant à l'exercice intensif de la gymnastique et de la danse. Ainsi, elle vit ses premiers émois de future chorégraphe. Elle n'a alors que 8 ans mais mesure déjà ce subtil accord entre l'espace et le temps, rendu perceptible grâce au rythme d'une musique et à la composition chorégraphique, que l'on appelle la danse...

    Sa voie est tracée, danseuse, professeur de danse, chorégraphe, elle croise le chemin d'un certain Maurice Béjart, un coup de foudre artistique qui la conduit à se consacrer à l'école Rudra Béjart de Lausanne en 1996. Artiste jusqu'au fond de l'âme, ce statut ne fait que décupler son esprit créatif. Armée d'un appareil photo, elle prolonge son expérience. Ultime expression des corps, mouvement éternel, Valérie nous livre un nouveau concept qu'elle baptise « choréo-photographie ».

     

    - C'est un travail d'improvisation activement guidé par le photographe ! s'exclame-t-elle. Un véritable travail de création ! Les photos sont toutes prises dans le mouvement, jamais posées. Les séries peuvent durer jusqu'à 30 minutes, sans interruption. Un vrai travail physique !

    A travers son regard déterminé, qui impose le respect, deux yeux d'enfant pétillent de malice.

    Passionnés Anna, Gabriel, Julien et Valentin le sont aussi. Actuellement danseurs solistes, au sein de plusieurs compagnies à travers le monde, ils viennent tous les quatre d'horizons différents. Chacun d'entre eux est issu d'une promotion distincte de l'école Rudra Béjart. En commun, ils ont cette grâce, qui passerait presque pour naturelle, mais qui résulte en fait d'un apprentissage sans relâche, celui du métier de danseur. Un parcours qui ne ménage ni les efforts physiques, ni les susceptibilités : transpiration, douleur,souffle court, larmes... De l'endurance naît l'envie, l'envie de remporter le plus difficile des combats, celui que chacun mène contre soi-même pour se surpasser. Puisque la danse les a choisis, leur corps deviendra instrument. En maîtrisant la technique, alors seulement, ils sont devenus aptes à monter sur scène avec pour préoccupation unique leur interprétation... Cette scène, qui transcende ou qui tue, a révélé aux yeux de tous leur supplément d'âme : le talent.

     

    Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps. Victor Hugo

     

    " Beau-Rivage Palace, Salle Sandoz, un matin de juin. Allongée sur le plancher, Valérie s'imprègne de l'âme des lieux. Ses yeux mi-clos reflètent les éclats adamantins que le lustre de cristal projette sous la rotonde Art Nouveau. La succession de miroirs accentue son sentiment de solitude intense. Le corps cambré, les bras allongés, au dessus d'elle, un ange passe. Les immenses baies vitrées inondent la pièce d'une lumière surréaliste. Il pleut sur le lac Léman. Au détour d'une colonne, quatre corps se détachent de ce décor fixe et imposant. Leur beauté, inouïe, relève de la perfection. Cet instant, figé, sera le seul souvenir statique d'une journée d'exception.

    Instruments vibrants, Valérie guide leurs pas. Valentin, happé par la clarté, s'élève vers le lustre, grands jetés, temps levé, une fois, dix fois, son souffle court rythme les prises de vues, enfin il capture la lumière. Les autres danseurs investissent l'espace. Chacun s'élance dans des diagonales immenses. Leurs énergies respectives se mélangent pour former un élan magique et puissant. Ils s'envolent, suspendent leur vol, arrêtent le temps... Valérie, directive, entraîne le petit groupe face à un miroir, et propose des improvisations lentes.

    « Des statues de Rodin ! ce sont des statues de Rodin ! » s'extasie Cyril, le coiffeur, dont les doigts experts glissent dans les chevelures désordonnées, sans jamais interrompre le mouvement. Des rires fusent. Julien est bloqué entre deux colonnes de marbre et Valentin a chuté. Ils quittent le cadre photographique en entamant un pas de deux complice. L'objectif se concentre sur Gabriel et Anna. Mus par l'esprit d'Auguste Rodin, que celui de Camille Claudel ne quittera jamais, les voilà personnifiant Roméo et Juliette. Entre Auguste et Camille, Valérie peaufine sa sculpture vivante. «Enlace-là, développe, regarde-le, abandonne-toi dans ces bras, détourne. » Les mots sont précis, peu à peu, les muscles des deux corps composent une oeuvre ultime, parfaite, à la frontière entre l'inertie et le mouvement perpétuel...

    Le groupe investit la « petite bibliothèque ouverte ». Un mobilier cossu, qui occupe tout l'espace, invite les danseurs à trouver leur place dans ce décor feutré. Qu'à cela ne tienne, Julien suspend une attitude croisée sur le bord du canapé, Anna virevolte sur pointes abandonnant son regard sur le plancher précieux. Leur capacité d'adaptation est sans limite. Cette faculté ne relève pas du hasard mais de l'enseignement qu'ils ont reçu à l'école Rudra Béjart : professeurs de sensibilités diverses, techniques différentes, variations de styles chorégraphiques, autant de facteurs indispensables à l'épanouissement d'une intelligence exacerbée de la perception des autres.

    Les mots se font alors obsolètes, anachroniques. Le travail de la « chorégraphe-photographe » bascule vers l'anticipation. Les doigts crispés sur le déclencheur, elle oriente ses prises de vues à l'endroit où la prochaine image va s'imprimer avec force. L'objectif de l'appareil photo danse aussi. Un ballet rapide et complice s'engage. L'effort ne semble avoir d'emprise ni sur les danseurs, ni sur leur guide... Leur dialogue non verbal est palpable, presque audible, si beau qu'on ne se lasse pas de cette conversation muette.

    – La différence entre la chorégraphie et la présente démarche, explique Valérie, c'est que je n'ai pas besoin de finaliser les séquences. Je me contente de suivre intensément mes intuitions visuelles. Cette activité absorbe mon cerveau tout entier, je connais assez les danseurs pour anticiper leurs mouvements...

    En ne finalisant pas les séquences, l'équipe de travail mobilisée sur ce projet a enchaîné 7 heures de prises de vues, la plus longue des chorégraphies encore jamais interprétée, une performance... Il nous en reste des photographies inédites. Les danseurs y bougent encore, tels les notes de musique d'une composition céleste, fixées sur une portée pour l'éternité. Blanche, noire, croche, double croche, autant de mouvements potentiels, prélude en corps majeur d'une expression nouvelle. "

    MLB «Comme une culture»

    http://ecrirepourvivre.wordpress.com

     

     

     

     

    IN ENGLISH

     

    "All our passions reflect the stars". (Victor Hugo)

     

    At an age when little girls usually focus on clothes for their dolls, Valérie Lacaze would create scenarios for them. But that did not give her genuine satisfaction; she found those inert objects uninspiring. So she started playing at being a director and tested her first productions on her playmates. She also put herself through a regime of intense gymnastics and dance exercises to develop the art of body movement. The future choreographer was already stirring within her. At the tender age of eight she could already discern the subtle connection between space and time which is perceptible in the rhythm of music and in choreography.

     

    Her path was mapped out. She became a dancer, a dance teacher and a choreographer and then in 1996, when she met the great Maurice Béjart, she realised in a flash that her artistic destiny was to work with the Rudra-Béjart school in Lausanne. Working at the school stimulated her intense artistic spirit and gave wings to her creativity. With the help of a photographic camera she has gone a step further; she has come up with a new concept, the ultimate expression of bodies in eternal movement, which she has called choreo-photography.

     

    “It’s improvisation which is actively guided by the photographer!” she exclaims. “It’s a real creative process! The photos are all taken in movement, never posed. A series can last up to 30 minutes, non-stop. It’s extremely physical work!” Her determined look, sparkling with childlike mischief, commands respect.

     

    Anna, Gabriel, Julien and Valentin are also passionate about their work. They are all solo dancers in various companies across the world, yet their origins are very different. They all attended the Rudra Béjart dance school but at different periods. What they have in common is a gracefulness that almost seems natural, but is in fact the product of their relentless hard work. Ballet dancing is a vocation that spares no physical effort. It leaves no room for weakness of character but has its share of sweat, pain, breathlessness and tears. Tenacity engenders will, the will to win the most difficult victory, the conquest of self that we all strive for in order to surpass ourselves. They were chosen to dance, and their bodies became their instruments. They had to fully master the technique before they could go on stage and perform. And on stage, where you transcend or die, they revealed yet another dimension – their talent.

     

    No external grace can be complete without internal beauty. The beauty of the soul sheds a mysterious light on the beauty of the body. (Victor Hugo)

     

    In the Beau-Rivage Palace, Salle Sandoz, one June morning. Valérie is lying outstretched on the floor, soaking up the spirit of the place. Her half-closed eyes reflect the adamantine lustre that the glass chandelier projects under the Art Nouveau dome. The mirrors accentuate her feeling of intense solitude. An angel passes over her arched body and outstretched arms. The huge bay windows inundate the room with a surrealistic light. Outside, it is raining on Lake Geneva. Amid this impressive decor, four bodies emerge from behind a column. They are almost perfect in their unspeakable beauty. This exceptional moment became imprinted on my memory.

     

    Valérie directs the steps of these vibrant instruments. Snapped up by the light, Valentin springs upward toward the chandelier performing a grand jeté, a temps levé, and then ten more. His short breaths give rhythm to the camera shots, and finally he captures the light. The other dancers come into the space and perform leaps diagonally. Their combined energy creates a momentum of magical power. They rise into the air, are locked in flight, as if time had stopped. Valérie then stages the group to face a mirror and suggests some slow improvisational movements.

     

    “Rodin sculptures! These are Rodin sculptures!” exclaims Cyril, the hairdresser, ecstatically, running his expert fingers through the heads of dishevelled hair without ever interrupting the action. There are bursts of laughter. Julien is locked between two marble columns and Valentin has collapsed. They leave the group breaking into a friendly pas de deux. The camera now focuses on Gabriel and Anna. Inspired by the love story between Auguste Rodin and Camille Claudel they play out Romeo and Juliette. Valerie puts the last touches to her living sculpture of Auguste and Camille. “Embrace – yes, that’s it, develop, look at him, let yourself go in his arms, turn away.”  Her words are precise, and gradually the two bodies achieve a perfect poise, somewhere between inertia and perpetual motion.

     

    The group moves into the small open library. The dancers take their place amid the plush furnishings. Julien performs an attitude croisée on the edge of a settee while Anna twirls on the tips of her toes, her eyes fixed on the beautiful marble floor. They have a boundless capacity to adapt, but this is no coincidence; it comes from their training. At the Rudra Béjart School they were initiated into a wide variety of teaching methods, techniques, and choreographic styles, which helped to develop a sharp awareness of others.

     

    At this point words become obsolete.  Our choreographer-photographer’s task is now one of anticipation.  With her fingers ready on the shutter release button, she focuses her shots on the spot where the next image is to be taken. The lens of the camera is also dancing. There follows a series of fast ballet movements which the dancers and their director take in their stride. Their silent, non-verbal dialogue is palpable, almost audible.

     

    “The difference between choreography and what I’m doing now”, explains Valérie “is that I don’t need to finalise the sequences. I simply follow my visual intuition with an intensity that completely absorbs my mind. I know the dancers well enough to be able to anticipate all their movements.”

     

    Without finalising the sequences, the team worked on the shooting for seven hours non-stop - the longest choreographic work ever performed. What remains is a series of unique photos on which the dancers are still moving, like the notes dancing on the score of some celestial composition, suspended forever. This is a prelude to a new form of artistic expression where the body plays the major role.

    Like the notes of some celestial music !

     

    MLB «Comme une culture»

    http://ecrirepourvivre.wordpress.com

     

  • TEMOIGNAGES          TESTIMONIES

    Au sujet de la creation de "Qualia ou la vie d'artiste"

     

    Nous sommes poussés pour atteindre nos limites.

    Un voyage qui démarre dans un simple studio de danse où il y a quatre yeux, deux regards mais un seul chemin :

    Le chorégraphe ( le créateur ) et toi.

    Toi qui va être balancé, embarqué dans une autre dimension; tu vas souffrir pour une histoire qui n'était pas la tienne...

    Tu vas pleurer, rigoler, jouir et trouver l'amour dans une vie qui ne t'appartient pas. Ton cerveau, il ne serait plus capable de reconnaître le rêve de la réalité. Ton âme, elle sera en pleine extase et tes yeux vont être étranglés pas une explosion de couleurs.

    Ce n'est pas seulement mettre un pantalon, une cravate et monter sur scène. Ce n'est pas seulement tendre les pieds, fermer les cinquièmes et faire des jolies pirouettes.  Ce n'est pas que çà... Et pour tous ceux qui pensent que c'est exactement et seulement çà...

    ..Permettez moi de vous dire: " Je continue ma vie d'artiste.."

     

    Simonefrederick SCACCHETTI, danseur Theater Regensburg - Allemagne

     

     

     

    About the creation "Qualia or the arstist's life"

     

     “We are driven to our limits.

    It’s a journey that begins in an ordinary dance studio. There are two pairs of eyes but only one path: the choreographer and you.

    You get tossed around, carried into another space dimension. You suffer on account of a story that isn’t your story.

    You cry and laugh, and find love in a life that’s not your own. Your brain can no longer tell the difference between dreams and reality. Your soul is filled with ecstasy and your eyes are blinded by an explosion of colour.

    It’s not just a question of putting on some trousers and a tie and going on stage. It’s not just stretching your feet, closing your fifths or doing a good pirouette. It’s not just that. And to all those who think it’s just that, let me say: I’ll continue my life as an artist.”

     

    Simonefrederick SCACCHETTI, dancer with Theater Regensburg, Germany

    " J'ai eu la chance, dans ma jeune carrière, de faire partie d'un projet naissant de la collaboration entre ces deux artistes. Travailler avec Anne Vadagnin a été très important pour moi, et son enseignement continue d'influencer mon parcours. Avec Valérie Lacaze elles m'ont inculqué le phrasé d'un regard, la mélodie du mouvement, la création d'un sourire scénique. Leurs échanges étaient à la fois silencieux de compréhension et forts d'émotions. Chorégraphie et musique se valorisaient l'une l'autre. Elles étaient nées ensemble après tout. Non seulement nos corps, personnalités et types de mouvements étaient pris en compte dans la chorégraphie, mais aussi nos âmes.

    Tout ce que je puis dire, c'est que la Danse, pour elles, est synonyme d'une conversation entre âmes ouvertes, musique et vie.

     

    Charlotte Landreau, soliste de la Martha Graham Dance Cie

     

     

     “I had the good fortune early on in my career to get involved in a new collaborative project undertaken by these two artists. Working with Anne Vadagnin was a great experience for me, and her teaching continues to influence my work. She and Valérie Lacaze instilled in me the importance of phrasing eye-movements and smiling on stage, and made me aware of the sound of movement.  Their interaction was silent yet extremely intense.  Dance and music were mutually supportive, enhancing one another. The choreography took into account not only our bodies, our personalities and the way we moved, but also our souls.

    All I can say is that for them dance is synonymous with a dialogue between open minds and hearts, music and life.”

     

    Charlotte Landreau, soilist at the Martha Graham Dance Company, New York.

     

     

     

     

    "Ce courriel pour vous faire part d'un coup de coeur.

    A l'invitation de l'ambassadeur de Suisse, j'ai eu l'occasion d'assister hier au Théâtre National de Bruxelles, à la création mondiale de " Camille Claudel, la mariée de l'oubli " avec Michel Gascard dans le rôle de Rodin.

    C'était tout simplement fabuleux...

    Aucune redondance, beaucoup de couleurs, une musique étonnante, des danseurs incroyables ! "

     

    Hervé Gérard, éditeur

     

    Rencontrer ces deux artistes, Valérie Lacaze et Anne Vadagnin, fut pour moi Michel Gascard, une prise de conscience humaine et artistique.

    Travailler tous ensemble avec respect et ouverture d’esprit est l’axe qu’elles ont stabilisé en moi et qui aujourd’hui m’aide à orienter l’Ecole-Atelier Rudra Béjart Lausanne.

    Leurs énergies communes leur permettent de sortir des affres de la création avec des productions au souffle long. La solidité de leurs idées et les propos qu’elles tiennent nous rapprochent toujours de la nature humaine et de l’analyse des ères dans lesquelles le monde se débat.

    Le langage chorégraphique de Valérie est toujours sincère et original.

    Anne nous touche par sa force et sa sensibilité musicale.

    Toujours la vie d’artiste oscille immanquablement entre complexes de supériorité et d’infériorité.

    Valérie et Anne ont la force de vivre leurs travaux d’une façon indépendante et le courage de croire en elles et de ne pas se faire entrainer dans les facilités séductrices de notre société. Elles sont très professionnelles et productives. Leurs collaborations stimulent réciproquement l’imaginaire de chacune, les galvanisent tout en les stabilisant.

    Anne Vadagnin est une grande musicienne qui, par sa virtuosité, réussit sous la forme d’improvisations à épanouir sa musicalité à la sensibilité de la danse. Elle enseigne également très bien ce travail si particulier qu’est l’union de la musique et de la danse.

    Valérie Lacaze développe également une magnifique approche de la photographie. Son œil est juste et précis, sa lumière toujours subtile et son intelligence nourrit les regards des personnages qu’elle rencontre.

     Tout en elles est voyages…

     

    Michel Gascard, directeur de l'Ecole-Atelier Rudra Béjart Lausanne

     

     

     

     

    “Meeting these two artists, Valérie Lacaze and Anne Vadagnin, has been an eye opener for me, both from a human and an artistic point of view.

    They reinforced my focus on the importance of working together in a spirit of respect and openness. Today, this helps me in positioning the l’Ecole-Atelier Rudra Béjart, Lausanne.

    Their combined creative energies enable them to bring out powerful productions.

    The soundness of their ideas and the topics they choose always bring us closer to humanity and encourage us to reflect upon the struggles of the world.

    Valérie’s choreographic language is always sincere and original.

    Anne’s energy and her musical sensitivity never fail to move.

    An artist’s life forever oscillates between an inferiority complex and a superiority complex.

    Valerie and Anne have the strength of character to carry out their work independently, and the courage and self-confidence not to be influenced by the hedonism of our times. They are extremely professional and productive.

    Through their partnership they fire each other’s imaginations; they are galvanised and at the same time stabilised.

    Anne Vadagnin is a great musician and virtuoso. Her improvisations have allowed her to extend her musical sensitivity to dance. Her work is a fine example of how to unite music and dance.

    Valérie Lacaze has developed an amazing approach to photography. Her focus is accurate and precise, her light is always subtle and she captures the look in people’s eyes with intelligence.

    She’s always on a journey of discovery.

     

    Michel Gascard, director of Ecole-atelier Rudra Béjart, Lausanne

 

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